Stage de sensibilisation : faites des économies et récupérez vos points sur votre solde

Il n’y a pas de différence de contenu entre un stage de sensibilisation et un stage de récupération. Tous deux désignent le stage qu’un automobiliste doit réaliser à la suite d’infractions routières, soit pour récupérer des points ajoutés sur le solde du permis, soit comme peine – complémentaire ou non – de justice. Le marché propose un large choix de tarifs, du plus cher au plus économique. Mais pourquoi existe-t-il de si grandes différences de prix ? Comment être sûr de choisir un bon stage ? Quels sont les critères obligatoires qui doivent être respectés ? Découvrez pourquoi un stage pas cher est forcément de qualité.

Les 6 composantes de base d’un stage de récupération

Un stage de récupération est un stage de sensibilisation à la sécurité routière qui permet de récupérer 4 points sur le solde du permis, et de gagner du temps par rapport à la récupération automatique. Il ne peut être effectué qu’une fois par an, de date à date avec le dernier stage que vous avez déjà effectué. Souvent volontaire, il peut être obligatoire, principalement dans le cas des permis probatoires dont le solde tombe en dessous des 6 points. En dehors de ces possibilités, un stage de sensibilisation n’apportera aucun point.

Quelle que soit la situation, les stagiaires suivent la même formation. Cette dernière doit répondre à six critères :

  • être organisé par un organisme agréé par l’état,
  • avoir deux formateurs : un animateur formé par l’INSERR (Institut National de Sécurité Routière et de Recherche) et un psychologue agréé,
  • disposer d’un lieu de formation agréé,
  • avoir un nombre de stagiaires compris entre 6 et 15,
  • assurer un programme sur deux jours,
  • donner une attestation de fin de stage à la suite des deux jours.

Découvrez comment la loi encadre le programme du stage de récupération

Le programme d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière est strictement encadré par la loi. Il ne peut donc pas y avoir de grandes différences entre les prestataires qui le proposent, et ce, quels que soient les prix annoncés.

Le socle commun du programme doit comporter :

  • un module qui pose les enjeux du stage et de la sécurité routière,
  • un ou plusieurs modules spécialisés qui doivent impulser chez le stagiaire un changement d’attitude et de comportement une fois au volant.

La loi prévoit qu’un entretien avec le psychologue ou une séquence de conduite est possible, mais pas obligatoire. Elle précise aussi que les modules spécialisés peuvent traiter d’une étude de cas d’accident, d’analyse de situation conduisant à l’infraction, d’un travail sur les représentations sociales, d’une mise au point sur l’impact des psychotropes types alcool, drogues, médicaments sur la conduite, etc., et être accompagné d’un questionnaire d’auto-évaluation.

Chaque module se décompose en trois phases : diagnostic, analyse et ajustement. Le but est d’amener les conducteurs présents à se questionner et à ne plus avoir les comportements dangereux à l’origine de leur présence au stage.

Comment expliquer les incroyables écarts de prix des stages de récupération ?

Il existe plusieurs variables qui expliquent les différences de tarifs. La plus importante est celle des frais fixes. Ils varient selon les départements (cotisations sociales, impôts locaux…), mais aussi en fonction de la location de la salle, du salaire des prestataires, du coût de la gestion et du nombre de stagiaires présents.

Les conditions d’accueil sont également un facteur d’ajustement. Certaines entreprises proposeront des collations et une belle salle pour un prix modique, d’autres pour plus cher, et d’autres n’offriront que le strict nécessaire. Selon vos besoins et vos attentes, vous pouvez vous renseigner auprès des organismes organisateurs pour connaître les prestations proposées. Sachez que, quel que soit le stage que vous sélectionnez, cher ou pas cher, vous regagnerez 4 points ou réaliserez une peine judiciaire, après la remise de l’attestation de fin de stage.

Notez qu’il existe une petite astuce pour bénéficier d’un stage à coût minimum : selon les jours, les prix seront moins élevés ou plus élevés. Par exemple, les lundis et les mardis sont traditionnellement moins chers que les vendredis et samedis, plus demandés.

Aucun stage de récupération de points n’est gratuit, pensez-y !

Compris entre 100 et 250 euros, le prix des stages varie beaucoup, mais existe-t-il des stages de sensibilisation gratuits ? Découvrez pourquoi et comment éviter les pièges.






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