Conduire en état d'ébriété

L'alcool est l'une des principales causes d'accident de la route. Pour veiller à la sécurité des usagers de la route, des mesures de protections et de répression ont été mises en place. Elles sont de plus en plus contraignantes et pourraient encore évoluer ces prochaines années.

Les actions de l'alcool sur la conduite

La consommation d'alcool a des actions multiples sur la capacité de conduite d'un automobiliste. De façon unanime, elle perturbe celle-ci.
En le désinhibant, elle peut l'inciter à avoir plus d'assurance au volant, à rouler plus rapidement volontairement ou non ou à prendre des risques qu'il pense mesuré mais qui ne le sont pas nécessairement.
En agissant sur ses réflexes, elle limite les possibilités de freinage d'urgence, sa vigilance sur la route lorsqu'un objet ou une personne apparait dans son champ de vision. Elle réduit d'ailleurs ce champ. Perte du sens des distances réelles et des trajectoires font partie des effets avérés de l'alcool au volant.
Enfin, sous l'emprise d'alcool, un conducteur peut s'endormir quelques dixièmes de secondes, ce qui est suffisant pour provoquer un accident.

Dépistage et sanctions

On mesure le taux d'alcoolémie de deux façons : par le biais d'une prise de sang et en soufflant dans un éthylotest. Les seuils sont différents. Pour l’éthylotest, il ne faut pas dépasser 0.25 mg/l.

Dépistage
Pour s'assurer d'être sous ce seuil, un conducteur peut se dépister lui-même. La loi de juillet 2012 oblige les possesseurs d'un véhicule d'avoir un éthylotest en état de fonctionnement dans le véhicule. C'est à ce jour le moyen le plus répandu de ne pas être pris à défaut.

Lors d'un accident ou d'un état d'ivresse évident, un dépistage doit systématiquement être réalisé. Mais la police de la route peut à loisir contrôler un conducteur sans motif que celui de la prévention routière. Même s'il ne montre aucun signe particulier, et qu'il ne sort pas d'un restaurant ou d'une discothèque, tout conducteur peut être dépisté à tout moment, y compris plusieurs fois par jour.

Sanctions
Tout conducteur dépisté à un taux situé entre 0.5 et 0.8 g/L (valeur définie par la prise de sang) est passible d'une lourde amende et d'un retrait de 6 points de permis.

Si le taux dépasse les 0.8 g/L, le conducteur subit également le retrait de 6 points. D'autres sanctions suivent immédiatement. Si personne n'est en état de ramener le véhicule, celui-ci est immobilisé. Le conducteur ivre peut voir son permis de conduire suspendu à titre de précaution pour une durée de 3 jours.
Ce sont les résultats de la prise de sang, indiquant l'alcoolémie avérée, et la décision de justice, qui décideront d'éventuelles sanctions supplémentaires. Ainsi le permis peut-il être suspendu pour une durée allant jusque 6 mois.
Dans les cas les plus graves, ces peines peuvent être assorties d'amendes allant jusqu'à 4500 euros, de 2 ans de prison ou de la suppression pure et simple du permis de conduire. Avec les nouvelles technologies, notamment l'éthylotest anti-démarrage, la justice peut également en guise de mise à l'épreuve imposer la présence de ce dispositif dans les véhicules que le conducteur en infraction sera autorisé à conduire pendant une durée de 5 ans.

Sanctions lourdes, pertes de points sur le permis de conduire, l'alcool au volant est sévèrement réprimé en France. Pour gagner des points, tout automobiliste peut assister à des stages de sensibilisation à la sécurité routière.




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