Découvrez les nouveaux tests prévus concernant l’usage de drogue au volant

Consommer de la drogue est interdit, et d’autant plus pour tout conducteur de véhicule. La loi est sévère pour les contrevenants, mais les dépistages coûtent cher, en temps comme en moyens. De nouveaux tests, plus rapides et plus économiques, sont progressivement mis en place. Leur but : permettre une sanction plus immédiate pour toute personne qui prend le volant sous l’influence de substances illicites.

Ce que la loi dit sur la consommation de stupéfiants

Si vous conduisez sous l’emprise de la drogue (peu importe qu’elle soit dure ou douce), vous perdez immédiatement six points de permis. Vous vous exposez aussi à une amende de 4 500 € et à deux ans d’emprisonnement. Le permis peut également être suspendu (pour une durée maximale de six mois, si c’est une décision préfectorale. Jusqu’à trois ans si un juge intervient) ou simplement annulé. Si jamais vous êtes impliqué dans un accident, mortel ou non, l’usage de stupéfiant constitue une circonstance aggravante.

En cas d’accident de la circulation, vous êtes passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 € et la peine de prison est susceptible de s’étendre à dix ans. Sans oublier que cette consommation fait partie des motifs d’exclusion des assurances : vous ne serez pas indemnisé pour les dommages subis.

Il y a peu de temps encore, l’accident était d’ailleurs le seul motif pour lequel vous pouviez être contrôlé, mais la loi a changé et, maintenant, un officier de police peut vous tester sans cause préalable.

Quels sont les nouveaux dépistages à l’étude ?

Jusqu’à présent, pour déterminer si un conducteur avait consommé des substances illicites, les forces de l’ordre procédaient à un premier test salivaire. Si le résultat était positif, une prise de sang devait ensuite être effectuée dans un hôpital, sous escorte policière. La procédure, longue et coûteuse, limitait le nombre de dépistages réalisés : seulement 110 000 contrôles par an, contre plus de 11 millions pour le taux d’alcoolémie.

Depuis janvier 2017, il a été officiellement établi qu’un double test salivaire, effectué en quelques minutes puis envoyé dans un laboratoire pour confirmation, était tout aussi fiable qu’un examen sanguin. Le but est de pouvoir multiplier ces tests et, par conséquent, d’inciter les conducteurs à ne plus prendre le volant sous l’influence de drogues.

Les 5 drogues détectées par le test salivaire

Les tests salivaires, effectués sur les bords de la route, détectent le cannabis dans les 4 à 6 heures après son inhalation. Ils repèrent aussi les traces de cocaïne, d’héroïne, d’amphétamines ou d’ecstasy jusqu’à 48 heures après leur consommation. Le résultat du test est obtenu en quelques minutes seulement. Il est cependant toujours possible de le contester, notamment si vous êtes traité par certains médicaments spécifiques, et de demander une contre-expertise via une analyse sanguine, dans les rares cas de faux positifs.



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