L’alcool au volant vous met en danger. Savez-vous ce que vous risquez vraiment ?

Tout le monde connaît le risque potentiel dès que le taux d’alcool dans le sang augmente un peu. L’accident est le premier danger relevé. Mais boire avant de prendre le volant, c’est aussi s’exposer à ne plus pouvoir conduire, dès lors que les sanctions commencent à tomber. Savez-vous précisément jusqu’où elles peuvent aller ?

Ce que boire provoque dans votre corps

L’alcool lève les inhibitions, ce qui signifie aussi qu’il diminue la conscience du danger. Les conducteurs alcoolisés prennent plus de risques que les autres, frôlent les limites ou les dépassent. Sans toujours se rendre compte que l’attention se restreint, tout comme le champ visuel. En état d’ébriété, même légère, vous vous exposez à une mauvaise coordination des mouvements et donc à des réflexes altérés. Il n’est même pas nécessaire d’atteindre les taux d’alcoolémie maximaux pour que tous ces effets se cumulent. D’autant plus que l’alcool met un temps certain à disparaître du corps : il faut compter 1 h 30 en moyenne pour éliminer chaque verre.

Prendrez-vous ces risques pour votre permis ?

Lier la boisson et la conduite est très sévèrement sanctionné par la loi, et encore plus pour les jeunes conducteurs. La limite d’alcool autorisée est de 0,2 g/l de sang pour les permis probatoires contre 0,5 g/l pour les autres permis. Une conduite en état d’ivresse peut être passible d’une amende de 135 € (jusqu’à 750 € si le paiement tarde trop) et un retrait de six points. Le détenteur d’un permis probatoire perdra alors son permis, et ne pourra pas le repasser pendant une durée déterminée par un juge. Avant de se représenter au code et à l’examen pratique, il devra aussi accepter de passer une visite médicale et un test psychotechnique.

Les autres conducteurs risquent quant à eux une suspension du permis, pour une période pouvant aller jusqu’à trois ans. Ces peines progressent avec le taux d’alcoolémie : au-delà de 0,8 g/l, il s’agit d’un délit. L’amende peut alors atteindre 4 500 €, le véhicule est immobilisé, le permis retiré et une peine de prison peut être prononcée.

À quelles conséquences vous exposez-vous en cas de refus du contrôle d’alcool dans le sang ?

Lors d’un contrôle routier, le dépistage s’effectue généralement à l’aide d’un éthylotest, voire d’un alcootest. En cas de refus de se soumettre à l’injonction des forces de l’ordre, le taux sera mesuré de manière plus précise par un prélèvement sanguin ou un éthylomètre. Un nouveau refus vous exposerait à une sanction équivalente à celle d’une alcoolémie supérieure à 0,8 g/l de sang.



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