Les véritables conséquences du manque de sommeil sur votre conduite

Prendre le volant en pleine nuit, alors que la plupart des conducteurs dorment encore, peut sembler une bonne idée… Sauf que la fatigue se fait très vite sentir et que ses conséquences peuvent être redoutables ! Une étude a démontré qu’un sommeil écourté produisait les mêmes effets sur le corps que l’absorption d’alcool. La sieste ou la conduite, il faudra peut-être choisir.

Quels sont les effets de la fatigue sur votre corps ?

Le corps dispose de nombreux signaux d’alerte pour prévenir qu’il a besoin de repos : une lassitude générale, des yeux qui piquent, voire des troubles de la vision ou des bâillements constituent les indices les plus connus. Mais il ne faudrait pas oublier le manque de précision dans les gestes, une altération de la coordination, un temps de réaction augmenté et des réflexes qui deviennent poussifs.

Les conséquences de la fatigue, qu’elle soit physique ou mentale, s’apparentent fortement à celles liées à une consommation excessive d’alcool. S’endormir en conduisant n’est pas le seul risque que vous encouriez en prenant le volant sans avoir passé une nuit correcte !

Comment fatigue et alcool sont un même combat ?

Le risque de la fatigue a été étudié à plusieurs reprises, notamment dans le monde du travail. Il a ainsi été déterminé par des chercheurs canadiens que 17 heures sans sommeil équivalent à un taux d’alcoolémie de 0,05 g/l de sang.

La fondation pour la sécurité routière américaine a quant à elle démontré qu’une nuit de seulement 5 à 6 heures doublerait le risque d’accident. Ce risque est similaire à celui d’une conduite avec 0,8 g d’alcool dans le sang. Une nuit de moins de 4 heures décuplerait le danger potentiel… comme pour un conducteur avec un taux d’alcoolémie de 1,2 à 1,5 g/l.

Les principaux chiffres concernant le sommeil sur la route

En France, près d’un accident mortel sur quatre est causé par un conducteur victime de somnolence ou de fatigue… et un sur trois sur l’autoroute, de jour comme de nuit. La somnolence se transforme en micro sommeil de 1 à 4 secondes : un temps néfaste, plus que suffisant pour quitter sa voie et heurter un autre véhicule. La seule réponse efficace à cette fatigue est alors un arrêt préventif, si possible assorti d’une véritable sieste, de moins de 20 minutes.



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