Code de la route : comment conduire lorsque l’on est un automobiliste novice ?

Le code de la route connaît des variations en fonction du profil des automobilistes : les jeunes conducteurs ayant passé avec succès l’examen du permis de conduire se trouvent dans un premier temps détenteurs d’un permis probatoire. Conduire en période probatoire implique de prendre en compte un certain nombre de règles et de spécificités, depuis la majoration du capital de points jusqu’à l’abaissement du taux d’alcoolémie.

2 durées de permis probatoire possibles pour les jeunes conducteurs !

La durée de la période probatoire varie en fonction du mode d’apprentissage de la conduite sélectionné par l’apprenti conducteur. Il existe deux cas de figure :
  • Le conducteur a suivi une formation traditionnelle en autoécole : période probatoire de 3 ans
  • Le conducteur a opté pour la conduite accompagnée (ou Apprentissage Anticipé de la Conduite - AAC) : période probatoire de 2 ans.

Pour connaître avec certitude la durée de sa période probatoire, il est possible de consulter le verso de son permis à points et de repérer le « code 106 » qui indique les dates de début de fin de ladite période.

Comment suivre l’évolution de son capital de points ?

Une des spécificités du permis probatoire est qu’il est initialement doté d’un capital de six points et qu’il connaît une majoration régulière tous les ans si l’automobiliste ne commet aucune infraction au code de la route. Ainsi, les jeunes conducteurs atteignent le solde de points maximal (12 points) à l’issue de la période probatoire. Ce système de majoration dépend de la durée de validité du permis probatoire :
  • Période probatoire de 2 ans : le conducteur gagne trois points par an sur son permis B
  • Période probatoire de 3 ans : le conducteur gagne deux points chaque année.

Il est possible de consulter son capital de points en ligne grâce au service Télépoints.

Pulvériser son solde de points en deux temps trois infractions !

En dépit de ce système de majoration, le jeune conducteur peut également subir une perte de points s’il commet des infractions routières avec retrait de points. En fonction de la gravité de la transgression, les infractions peuvent coûter entre zéro et six points, sachant qu’un solde de points nul entraîne l’invalidation du permis de conduire.

Les infractions pouvant amener le conducteur à perdre des points sur son permis peuvent être très diverses : excès de vitesse, dépassement ou stationnement dangereux, franchissement d’une ligne continue, téléphone au volant, oubli du port de la ceinture, conduite en état d’ivresse ou sous stupéfiants… Le solde de points en période probatoire peut ainsi être réduit à néant si le conducteur commet dès la première année une infraction à six points.

Comment récupérer des points sur son permis probatoire ?

La récupération de points est cependant possible et peut prendre différentes formes en fonction du nombre de points retirés :
  • Perte d’un point : le point est automatiquement récupéré si le conducteur ne commet aucune nouvelle infraction sur une période de six mois
  • Perte de deux points : le conducteur peut décider (une fois par an maximum) d’effectuer un stage volontaire de récupération de points lui permettant de regagner jusqu’à quatre points dans la limite du capital maximal autorisé
  • Perte de trois points et plus : le conducteur reçoit la lettre 48N le mettant en demeure d’effectuer un stage obligatoire de sensibilisation à la Sécurité Routière afin de regagner jusqu’à quatre points sur son permis probatoire

Un taux d’alcoolémie abaissé à 0,2 g/l pour les jeunes conducteurs !

Depuis le 1er juillet 2015, les jeunes conducteurs se doivent de respecter un taux d’alcoolémie inférieur au taux légal d’alcool dans le sang en vigueur hors période probatoire (0,5 g/l) : ils ne doivent pas dépasser 0,2 g/l. Un contrôle des forces de l’ordre constatant un taux d’alcool dans le sang supérieur à la limite légale peut entraîner trois seuils de sanctions :
  • Alcoolémie supérieure à 0,2 g/l : perte de six points (et invalidation du permis s’il s’agit de la première année de période probatoire)
  • Alcoolémie inférieure à 0,8 g/l : suspension du permis de conduire pendant trois ans
  • Alcoolémie égale ou supérieure à 0,8 g/l : invalidation du permis et amende pouvant coûter jusqu’à 4500 euros

Permis probatoire : comment anticiper une perte de points ?

Le jeune conducteur peut subir un retrait de points suite à une infraction au Code de la route. À chaque infraction correspond un nombre spécifique de points retirés, en fonction de la gravité de la transgression.

Zéro alcool : jeunes, ne risquez pas votre permis probatoire !

Pendant toute la durée de la période probatoire, le taux d’alcoolémie maximal autorisé est de 0,2 g/l pour les jeunes conducteurs. Le dépassement de la limite légale peut entraîner la suspension, voire l’invalidation du permis probatoire.

Jeune conducteur au volant : période probatoire à 2 vitesses !

La période probatoire varie selon la formule d’enseignement sélectionnée par l’apprenti conducteur. Elle dure trois ans dans le cadre de la formation traditionnelle et deux ans si le conducteur choisit d’effectuer la conduite accompagnée.

Capital du permis probatoire : comment récupérer des points ?

Il existe trois manières différentes de récupérer des points sur son permis probatoire en fonction du nombre de points retirés au jeune conducteur – à condition que ce dernier n’ait pas perdu la totalité de son solde de points.

2 caractéristiques du capital de points en permis probatoire !

Le capital de points du permis probatoire s’élève initialement à six points et est majoré chaque année de deux à trois points en fonction de la durée de la période probatoire.




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