Comment augmenter les contrôles de stupéfiants sur les routes ?

Le nombre de victimes sur les routes liées à l’usage de drogue a encouragé les forces de l’ordre à s’armer d’un nouvel outil de dépistage : le test salivaire de confirmation. Prévu pour détecter les stupéfiants jusqu’à 48 h après leur consommation, sa rapidité et sa précision en font désormais une arme redoutable lors des contrôles routiers.

Une incroyable augmentation du dépistage de drogue

Selon la sécurité routière, 23 % des accidents mortels sont dus à une conduite sous l’emprise de stupéfiants.
Pourtant, si on compare le nombre de tests de dépistage des autres substances au nombre de contrôles d’alcoolémie effectués, on se rend compte qu’on est bien loin d’atteindre les mêmes proportions : sur une année, seulement 144 000 contrôles d’usage de stupéfiants, contre 10 millions du taux d’alcoolémie.

Jusqu’ici, pour les stupéfiants, il fallait absolument une prise de sang pour confirmer qu’un conducteur avait consommé de la drogue et laquelle. Un protocole qui s’avérait long et compliqué et qui donc n’était effectué qu’en cas d’accident de la route.

Comment fonctionne ce nouveau test salivaire ?

Un nouveau procédé de test instantané a été récemment expérimenté dans 10 départements en France. Jugé rapide et fiable, le nouveau test est désormais homologué et 100 000 kits ont été mis à disposition des forces de l’ordre, dans un premier temps.

La méthode est très simple, pour faire le test, un coton-tige est placé dans la bouche afin d’y prélever de la salive. Si ce prélèvement s’avère être positif, un deuxième échantillon sera prélevé dans la foulée pour confirmer le premier. Cela ne prend que 10 à 12 minutes pour détecter une prise de drogue 4 à 6 heures après, voire 48 h pour certaines substances.

Etonnant ! Des peines plus légères pour la drogue douce !

C’était une promesse du candidat Emmanuel Macron à la présidence de la République Française, l’usage de cannabinoïdes sera bientôt pénalisé d’une simple contravention de 90 €. Le ministre de l’intérieur l’a affirmé, cela devrait être mis en place prochainement. Le gouvernement prévoit d’utiliser le système de PV électronique, ce qui devrait faire gagner du temps aux gendarmes et aux policiers.
En attendant cet allègement, fumer un joint induit des sanctions allant jusqu’à 4 500 € d’amende, un retrait de six points du permis de conduire et jusqu’à 2 ans de prison ferme.



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