Découvrez les chiffres relatifs aux flashs sur les routes

Les radars ont été développés pour améliorer la sécurité routière. Selon la Cour des comptes, ils ont rapporté plus de 910 millions d’euros à l’État en 2016. Que deviennent ces recettes ? Les flashs parviennent-ils vraiment à enrayer les chiffres de la mortalité sur les routes françaises ?

Comment sont réparties les recettes des radars ?

Les recettes des infractions routières flashées sont utilisées principalement pour lutter contre l’insécurité routière. En 2013, l’année la moins mortelle sur l’histoire des routes de France, elles ont été réparties en quatre grands pôles :

  • 41 % à l’État pour financer la maintenance des radars, l’installation de nouveaux dispositifs, la modernisation du permis à points et le traitement des infractions,
  • 29,5 % aux collectivités territoriales pour améliorer les routes et les équipements comme les transports en commun,
  • 29,5 % à l’AFITF, l’Agence de Financement des Infrastructures des Transports de France,
  • 47 % des amendes forfaitaires majorées, au désendettement de l’État.

Surveillez votre conduite, pas les radars

La liste des radars déployés par les forces de l’ordre s’agrandit chaque année : radars discriminants, radars fixes, radars feux rouges, radars tronçon, voiture banalisée… Le contrevenant potentiel peut être tenté d’utiliser une carte des radars pour ne pas se faire flasher et éviter le retrait de points.

Pourtant, les montants récoltés par les amendes doivent être mis en parallèle avec le coût engendré par l’insécurité routière. En 2012, ce dernier a été évalué à 22 milliards d’euros (soins, assurances, intervention des secours…). Une conduite respectueuse du Code de la route reste la meilleure façon de faire des économies.

Comment les derniers chiffres provoquent la colère

Chaque année, les recettes engendrées par les avis de contravention augmentent. Pourtant, les chiffres de la mortalité repartent à la hausse depuis trois ans. La Cour des comptes, les associations d’automobilistes et des victimes de la route accusent la répartition actuelle de ne plus assez servir la lutte contre l’insécurité routière.

 





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