Comment le contrôle de vitesse a fait chuter le nombre de morts

L’État a mis en place depuis 2003 un nouveau dispositif de contrôle de la vitesse pour améliorer la sécurité routière : le radar automatique. La baisse du nombre de morts est spectaculaire. Découvrez comment le respect de la limitation de vitesse a fait chuter la courbe de mortalité.

Faites le point sur les chiffres de la mortalité routière

Avec 16 545 décès, 1972 est l’année noire des routes françaises. L’État crée alors le Comité interministériel de la Sécurité Routière (CISR) qui décide des actions à mener pour améliorer la sécurité. Le Code de la route est durci progressivement : obligation du port de la ceinture, création du permis à points, réglementation du taux d’alcoolémie et déploiement des radars fixes sur le territoire.

En 2013, la courbe du nombre d’accidents mortels atteint son niveau le plus bas avec 3 268 décès. Les excès de vitesse représentent toujours la première cause des accidents mortels au volant. 3477 personnes sont mortes sur la route en 2016.

Le radar, votre meilleur ami ?

Les radars automatiques sont déployés en 2003 et les études observent un décrochement significatif dans la courbe de mortalité : 5731 décès contre 7242 en 2002. Ce nouveau type de radar est installé dans une zone accidentogène. Les morts enregistrés à sa proximité sont réduits en moyenne de 66 %.

Les contraventions plus systématiques pour excès de vitesse, le retrait de points en cas d’infractions routières et les campagnes d’information ont responsabilisé les conducteurs : la vitesse moyenne des Français et le nombre des décès ont baissé de concert en 15 ans. Moins les conducteurs roulent vite, moins ils meurent.

Morts sur route : les hommes sont les plus vulnérables

Les hommes représentent 75 % des victimes mortelles d’accident de la route, et jusqu’à 92 % pour les deux roues. La vitesse n’est pas la seule en cause puisque 92 % des automobilistes impliqués dans des accidents mortels sous effet de l’alcool sont des hommes.

 





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