Respecter la réglementation sur l’alcootest par l’auto contrôle

Parmi les éléments imposés à bord de votre voiture par la réglementation du Code de la route, l’éthylotest est celui pour lequel l’obligation a subi de nombreux changements.
Si aujourd’hui, la possession d’un alcootest à bord de tout véhicule motorisé est adoptée, les sanctions ont évolué au fil des décrets pour finalement valoriser un usage du test d’alcoolémie en auto contrôle : vous évaluez très simplement votre aptitude à prendre le volant.

2 dates à connaître sur l’obligation de posséder un éthylotest

C’est en 2012 que le gouvernement rend obligatoire la possession d’un éthylotest à bord de tout véhicule terrestre à moteur. L’idée est de lutter efficacement contre l’alcool au volant. Le constat accablant de 40 % d’accidents mortels dus à la conduite sous emprise d’alcool a poussé les autorités à publier cette loi. Elle stipule en outre que l’absence du test de contrôle du taux d’alcool est passible d’une amende de 11 euros.

Le 1er juillet, un problème d’approvisionnement apparaît, la demande d’alcootest étant nettement supérieure à l’offre. Les tarifs ne sont pas fixés clairement et les homologations restent très floues. Ces constatations engendrent le report de l’application de la loi au 1er novembre 2012. Finalement, le 1er mars 2013, le Conseil National de la Sécurité routière préconise la détention obligatoire d’un alcootest par tout conducteur, mais renonce à l’établissement d’une contravention si vous ne pouvez en présenter un lors d’un contrôle par les forces de l’ordre.

Utilisez un éthylotest pour vérifier votre capacité à conduire

La mesure obligeant un conducteur à posséder un éthylotest non usagé dans sa boîte à gant est avant tout pédagogique. Elle a pour vocation de développer l’automatisme de l’autocontrôle de toute personne devant prendre le volant, après un repas par exemple. C’est dans un but de prévention contre la conduite en état d’ivresse à grande échelle que les autorités encouragent les automobilistes à tester leur taux d’alcool dans le sang avant d’effectuer un trajet, même très court.

L’utilisation simple de l’alcootest permet à tout le monde de vérifier sa capacité à conduire. Elle s’est d’abord développée autour des établissements de nuit servant de l’alcool : une mesure de décembre 2011 a généralisé la mise à disposition de moyens gratuits de tester son taux d’alcoolémie en fin de soirée.

En pratique, l’éthylotest chimique à usage unique s’utilise une heure après l’absorption d’une boisson alcoolisée. Son fonctionnement est basé sur la réaction chimique d’oxydation de l’éthanol : vous soufflez dans l’appareil et un changement de couleur détermine si vous êtes en état d’ébriété et si le taux légal de 0,5 gramme d’alcool par litre de sang est dépassé.
L’autre type d’éthylotest est l’électronique : il possède un embout à usage unique. Vous expirez votre air jusqu’à l’arrêt du signal sonore ou visuel. La réponse digitale s’affiche sur un petit écran ; elle précise la concentration d’alcool dans le sang en milligrammes par litre de sang. Cet outil de contrôle d’alcoolémie peut servir à maintes reprises et doit être calibré régulièrement.

Découvrez la réglementation actuelle pour un alcootest valide

Le respect des normes applicables aux éthylotests assure la fiabilité des produits. Pour être certain que votre alcootest est conforme, il doit porter la marque NF (norme NF X 20 702 pour éthylotest chimique, norme NF X 20 704 pour alcootest électronique) ou un marquage du fabricant justifiant de sa conformité ; la validation de mise en circulation d’un éthylotest est accordée après des essais et des audits d’usine réalisés par un certificateur agréé. Vous trouverez une liste de fabricants certifiés auprès du Laboratoire National de Métrologie et d’Essais.



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